Une manifestation sympathique
est organisée Place de la Commune
l’après-midi du samedi 10
décembre.
Nous vous invitons à y aller
pour la décoration du sapin par les enfants !
Encore aujourd’hui, 9
décembre, une distribution de vin chaud à partir de 17H 00 est annoncée.
Mais nous vous recommandons de ne pas y
participer
car un arrêté préfectoral
interdit toute consommation d’alcool sur la voie publique dans notre quartier à
partir de 16H 00.
En tous
les cas, BONNES FÊTES DE FIN D’ANNEE A TOUS !
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COMPTE RENDU DE L'ASSEMBLÉE PLEINIERE DU CONSEIL DE QUARTIER DU 13 EME ARRONDISSEMENT DU 17 OCTOBRE 2011 PAR "LES RIVERAINS DE LA BUTTE-AUX-CAILLES
assemblee plenière conseil
quartier 2 13ème arrondissement
17 octobre 2011
compte-rendu et
commentaires association les riverains de la butte aux cailles
Avertissement :
Pour vous permettre de bien les
distinguer, le compte-rendu sera écrit en caractère droit
et nos
commentairesseront écrits enitalique.
Le Conseil de quartier (CQ)
Daviel - Butte aux Cailles a organisé une réunion plénière le 17 octobre dans
le préau de l’école Vandrezanne, entre 19 H et 20H30 sur le thème « Débat
autour de l'arrêté préfectoral interdisant la consommation d'alcool sur la voie
publique entre 16h et 7h dans le quartier de la Butte-aux-Cailles ».
Origine de la réunion du 17 octobre :
Le Conseil de
quartier a été saisi en juin dernier par le collectif "Les
Cailleux".
Ce collectif
avait lancé à ce moment là, avec l'élu PC de l'arrondissement, F COMBROUZE, un
processus de recours devant le tribunal administratif pour obtenir l'annulation
de l'arrêté (il faudra un certain temps avant la décision).
Le CQ a organisé
une réunion publique début juillet, où le collectif s'était exprimé, nous
aussi ainsi que divers habitants du quartier (dont un nombre significatif dans
notre sens et sans forcément appartenir à notre association).
Le CQ a décidé,
en septembre, de rejeter la demande du collectif d'un voeu du bureau
d'animation contre l'arrêté.
Préparation de la réunion plénière du 17 octobre :
Le
CQ organisé une réunion préparatoire le 11 octobre en y
invitant notre association, le collectif et la nouvelle « association
des commerces » présidée par un gérant de « Le Sputnik » et
adossée à l'association « culture bar-bar », qui promeut l'animation
des quartiers par de petits établissements et qui a été soutenue par la Ville
de Paris à l’occasion des « états généraux de la nuit parisienne ».
L'association
des commerçants n'a pas été représentée.
Cette réunion,
présidée par Ph. MOINE, élu référent du CQ et adjoint à la culture, a
montré que le bureau du CQ est attaché à maintenir sa neutralité.
Le collectif a
défendu la légitimité d'un votre pour ou contre l'arrêté lors de la réunion du
17. Cela a été exclu.
L'organisation
du déroulement du débat a été prévue :
5 minutes
de propos introductifs au débat par J Coumet, » les cailleux »,
l'association des commerçants, LRDBAC.
Ensuite, débat
avec la salle, les interventions ne devant pas être trop longues.
Pour terminer,
les intervenants initiaux reprendront la parole pour une rapide conclusion.
Déroulement de la réunion plénière
Les interventions de début de séance
L’animatrice du CQ a présenté le contexte :
-Lecture du dispositif de l’arrêté.
-Information selon laquelle le CQ voulait conserver
toute sa neutralité et donc avait refusé de voter un vœu en faveur de
l’abrogation de l’arrêté
-Information sur le refus du CQ de procéder à
l’occasion de la Plénière à un vote pour ou contre l’arrêté, car cela ne
paraissait pas tout à fait démocratique.
Notre intervention a été tirée au sort comme étant la première et n’a pu passer en entier,
car nous avons été coupés à 5’ 25’’. En voici le texte complet
La parole a ensuite été donnée à l’association
des commerces.
Elle a dit son
intention d’un dialogue ouvert avec tous, y compris LRDBAC dont il reconnaît
que certaines de ses demandes sont légitimes.
Elle a énoncé
qu’aucune concertation n’avait précédé l’arrêté.
Elle a critiqué
la nécessité de l’interdiction telle que fixée par l’arrêté à partir de 16H.
Elle a informé
avoir eu un entretien avec M. Vedel (Sous-Préfet)
la semaine dernière et la proposition de la Préfecture de modifier l’arrêté (pas de représentation de cette dernière pour
confirmer) en fixant le point de départ de l’interdiction à 21H.
Elle a aussi
annoncé sont souhait de parvenir à établir une charte « ou
règlement » présentés comme des équivalents en précisant regrouper 20
commerces dont la presque totalité des bars et restaurants du quartier ainsi
que 8 commerces de bouche du quartier et bureau de tabac.
Comme
illustration, ont étécitées
l’obligation de nettoyer devant l’établissement (ce qui est déjà une obligation) la possibilité de mettre en place
un système de gobelets en plastique consignés pour assurer la propreté en
expliquant le système ainsi que la possibilité de faire de la médiation.
La possibilité
de créer des toilettes publiques a été évoquée.
Alors que le temps de parole n’était pas épuisé,
aucune autre suggestion de ce que la charte pourrait comporter n’a été
formulée.
La parole a ensuite été donnée au collectif
« Les Cailleux »
Ils se sont exprimés dans des termes nuancés, sans
jamais personnaliser leur argumentation sur jugements de valeur des reproches
adressés à la présidente de LRDBAC (contrastant en cela avec les comptes-rendus
des 2 CQ figurant sur leur « mur facebook » et de différentes
contributions dont ils autorisent la publication sur ce mur).
Ils ont à la
fois reconnu qu’il pouvait y avoir des riverains gênés, mais qu’ils pensaient
que l’arrêté devait être modifié car il trop contraignant du fait de l’horaire
fixe tous les jours de la semaine et de l’année.
Ils ont soutenu
qu’il suffit d’appliquer la réglementation existante pour régler les problèmes.
Ils ont contesté
le caractère démocratique de l’arrêté du Préfet et dénoncé son impopularité.
Ils ont contesté
qu’ils puissent et être appliqué et être de nature à régler les problèmes.
Ils ont de
nouveau demandé une « consultation citoyenne » et rappelé leur
pétition.
Ils ont demandé
la médiation, l’application des mesures prévues par les EGN à ce titre.
Le débat avec la salle
De façon parfaitement compréhensible, en fait de débat, il y a eu des témoignages sur les ressentis
subjectifs de ceux qui ont demandé la parole.
Sans qu’il soit possible d’en tirer des
conséquences en termes de représentativité signifiante, on a constaté qu’il y avait le double d’interventions critiquant de
l’arrêté.
Plusieurs
d’entre elles visaient à contredire que le fait de vivre à proximité des
établissements crée des nuisances pour les habitants.
Certaines
interventions ont aussi insisté sur le fait que l’augmentation du prix de
l’immobilier dans le quartier était un facteur déterminant pour justifier d’y
permettre les pratiques que l’arrêté a stoppées.
On notera qu’une
association d’étudiants de l’école France Télécom a témoigné de son sentiment
de déficit d’attractivité du quartier en prenant soin de préciser sa neutralité
sur la possibilité des nuisances.
Une question à
laquelle y n’a pas été répondu mérite
d’être retenue : pourquoi les réglementations de base n’ont-elles pas
permis d’éviter les nuisances ?
Les interventions de fin séance
M. le Maire J. Coumet a exprimé son intention de parvenir à une solution équilibrée entre les
intérêts en présence.
Il a rappelé que
le Maire n’a pas de pouvoirs de police en précisant que s’il en avait eu, il
n’aurait pas pris cet arrêté de cette façon.
Il a fait
remarquer que notre quartier est utile pour Paris et pour le 13ème (sans doute en visant l’utilité économique du
développement de l’animation nocturne qui est un axe majeur de la Ville, comme
en ont témoigné les « états généraux de la nuite » de 2010 et en
visant le Quartier Latin de demain).
Il s’est référé
à l’expérience réussi de modération des fêtes de Bayonne (une semaine dans l’année).
Il a mentionné
la nécessité d’un dialogue et d’une charte, en précisant que les commerçants
avaient eu une prise de conscience collective et que la nouvelle
« association des commerces » serait l’interlocuteur approprié.
Il a mentionné
la possibilité d’une modification de l’arrêté par l’arrêté préfectoral avec un
horaire plus souple.
Il a mentionné
le fait qu’un seul PV avait été dressé sur la base de cet arrêté, concernant un
épicier et il a ensuite insisté sur la responsabilité des épiceries dans les
problèmes en indiquant que le Préfet l’avait interrogé sur sa position sur ce
seul aspect du projet d’arrêté.
Il a cité
système des gobelets plastiques consignés.
Il a terminé sur
le fait qu’il était favorable à des mesurages du bruit.
M. le Député et Adjoint au Maire chargé du commerce
S. Blisko est intervenu pour signaler que, habitant le
quartier, il avait constaté l’importante dégradation de ces dernières années en relevant les effets de la loi antitabac.
Il a rappelé que
le nombre de terrasses illégales avait augmenté et que, en tant que Maire, il
avait agi sur cet aspect en rappelant les règles à respecter pour assurer la
sécurité piétonne : nécessité d’une autorisation moyennant paiement d’une
taxe, dont le périmètre doit être respecté.
Il a
synthétiquement appuyé les orientations définies par M. Coumet vers le dialogue
entre tous et le souhait de faire modifier l’arrêté.
Il a mentionné
précisément que la bonne entente dans le quartier dépend essentiellement des
commerçants.
Il a rappelé que
l’arrêté n’interdit pas la consommation d’alcool à l’intérieur, mais les
gobelets plastiques.
Il a rappelé
qu’on peut se réjouir d’avoir du monde le soir dans le quartier.
Il a enfin
souligné l’importance du problème de l’insalubrité et que chacun doit faire un
effort citoyen.
L’association des commerces a confirmé son intention de faire progresser le débat.
Le responsable
du « Temps des cerises » a indiqué son espoir de pouvoir parvenir à
des solutions.
Il a précisé
être un interlocuteur qui n’a pas de licence IV.
Il a parlé de
l’intérêt de l’animation nocturne pour la sécurité.
Il a indiqué
qu’effectivement, des commerçants avaient abusé.
Le collectif « Les Cailleux » a précisé ne pas être là pour soutenir les commerçants, mais la
clientèle des établissements qui s’estime pénalisée par l’arrêté.
Il a rappelé
être pour une concertation qui permette de dégager une représentativité réelle
des habitants.
Il a mentionné
le recours en annulation fait contre l’arrêté, dont le résultat est attendu et
lu un passage de la lettre du Préfet en réponse à une première démarche dans
laquelle il est fait référence à un bilan de l’application de l’arrêté à
l’automne.
Pour le dialogue
continu.
LRDBAC a :
- rappelé que
l’arrêté avait été précédé de plusieurs mises en garde des commerces,
- annoncé la
modification de son objet social en septembre pour l’ouvrir à l’organisation
d’activités culturelles et sociales,
- confirmé sa
participation à l’élaboration de la charte,
- et enfin posé
la question de savoir ce qui se passerait si un commerce n’adhère pas à la
charte ou ne la respecte pas.
Quelques remarques et questions en suspens
-Le préau de l’école n’était pas comble
Qu’en déduire ?
En quoi avons-nous eu la démonstration d’une
mobilisation effective et significative des membres du collectif « Les
Cailleux » ? En quoi n’avons-nous pas eu plutôt la confirmation que les habitants du quartier
et parmi eux les nombreuses victimes des nuisances ne veulent pas participer à
quoi que ce soit qui remette en cause un arrêté qui, lui, ne fait finalement
que traduire le bon sens selon lequel la voie publique n’est pas une annexe des
commerces et qu’il n’y a pas de justification à vouloir y consommer dans des
gobelets plastiques.
-Le recours en annulation de l’arrêté
Lors de la réunion préparatoire, nous avions fait
part de notre demande d’éclaircissement sur le recours en annulation de
l’arrêté, dont le collectif nous a dit qu’il est porté devant le tribunal
administratif par certains de ses membres et M. Combrouze.
Nous voulions savoir si M. Combrouze a agi en
qualité d’élu du 13ème ou de représentation du PC ou bien à titre
strictement personnel.
Rien n’a été précisé.
Pourtant, M. Combrouze était présent en début de
réunion pour faire passer un message très intéressant en faveur du maintien
d’un centre de santé de proximité, mais il est ensuite parti rapidement.
Il va falloir lui poser la question par courrier.
-L’argument de la sécurité dans le quartier par le fait de l’animation
S’il est probable que la présence de commerces
ouverts en soirée contribue à la sécurité dans le quartier, il ne faut pas
laisser instrumentaliser cet argument.La sécurité tient uniquement aux flux que engendrés par les allers et
venues de la clientèle, comme cela a été le cas depuis des années, avant même
que les établissements soient si nombreux et alors qu’ils fonctionnaient portes
fermées. A partir de quoi la présence de groupes consommant devant les
établissements et encore moins leur tapage n’apportent la moindre sécurité.
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Un quartier est un équilibre entre des composantes différentes
« Défense des intérêts des riverains, lutte contre les bruits, toutes formes de nuisances et pollutions entraînés par la présence des débits de boisson, cafés, restaurants et établissements divers… »
IL EXISTE DE NOMBREUSES ASSOCIATIONS DE GRANDES VILLES
PARTAGEANT LE MÊME POINT DE VUE
EN JANVIER 2010, 10 ASSOCIATIONS PARISIENNES ONT CREE
LE "RESEAU VIVRE PARIS !"
LRDBAC A PARTICIPE A CETTE CREATION DEPUIS AOÛT 2011, 24 ASSOCIATIONS SONT MEMBRES DU RESEAU